Éditorial : Aimer demain
Nombreux sont celles et ceux, proches du PS, voire membres du parti, qui se sont montrés perplexes – doux euphémisme - quand Ségolène Royal a « émergé ». Aujourd’hui encore, ce climat de presque méfiance demeure.
Je le dis parce que je crois que c’est juste : faisons lui confiance. La démocratie participative, qui lui est si chère, est un thème qui « parle » aux français. Il suffit d’observer la mobilisation dans les débats participatifs, les cafés Ségolène, toutes les réunions publiques conçues autour de cette idée. Son intuition était juste. Les français veulent qu’on les écoute, qu’on les respecte. Ils veulent une présidence qui se met à leur service, au service de la France.
Notre devoir, à nous, sympathisants, adhérents, militants, c’est de placer toute notre confiance en notre candidate. Sans nuance, sans restriction. Soutenir Ségolène Royal et prendre sa défense quand la droite la plus brutale, la plus réactionnaire s’acharne à la discréditer – parce que c’est la seule, oui, la seule, qui puisse réellement se mesurer au candidat de l’argent, du conservatisme et des privilèges de la naissance. La seule, parce qu’elle a mis au cœur de sa pensée, de son combat, l’ordre juste, pour tous et pour chacun.
En premier lieu, elle a su, face à des adversaires plus qu’honorables, s’imposer à l’intérieur du parti. Depuis son investiture, malgré une cabale inouïe de violence et de mauvaise foi, elle « tient » contre vents et marées et, après sa prestation télévisée d’hier, elle confirme sa proximité avec les français. Elle sait leur parler et surtout – surtout – les écouter et les comprendre. Ségolène est notre candidate et nous avons toutes les raisons d’en être fiers et heureux. Candidate de la modernité – l’ordre juste, la solidarité entre citoyens, le respect des uns et des autres, toutes ces expressions de la modernité – face à l’homme qui crée le conflit entre les communautés, les catégories, les générations, l’homme d’une droite plus proche de Jean-Marie le Pen que du Général de Gaulle et face, aussi, à un candidat qui se prétend ni de droite ni de gauche, mais dont on connaît, en réalité, l’affiliation intellectuelle et politique.
Pas d’erreur possible : nous somme tous Ségolénistes. Soyons prêts à porter son projet. Il faudra du souffle, mais le défi est excitant, motivant. Cette élection qui s’annonce appartient déjà à l’Histoire. Une rencontre historique entre les français et une femme qui saura faire entrer le pays dans le 21ème siècle et nous faire aimer demain.
Peter