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	<title>Commentaires sur : Ã‰ditorial : Le Ventre de la bÃªte</title>
	<link>http://blog.psmeudon.fr/2007/03/06/le-ventre-de-la-bete/</link>
	<description>le blog de la section socialiste meudonnaise</description>
	<pubDate>Sat, 19 May 2012 19:41:41 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Delphine</title>
		<link>http://blog.psmeudon.fr/2007/03/06/le-ventre-de-la-bete/#comment-113</link>
		<dc:creator>Delphine</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Apr 2007 16:24:43 +0000</pubDate>
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		<description>Devant le tribunal de Paris, le procureur affirme que M. Faurisson a tous "les attributs du faussaire" de l'histoire
LE MONDE &#124; 03.04.07 &#124; 14h39  â€¢  Mis Ã  jour le 03.04.07 &#124; 14h39


Pour avoir dÃ©clarÃ©, le 11 novembre 2006 lors d'une Ã©mission sur Arte, qu'il l'avait fait condamner "pour Ãªtre un faussaire de l'histoire", Robert Badinter Ã©tait poursuivi, lundi 12 mars et lundi 2 avril, en diffamation par l'universitaire nÃ©gationniste Robert Faurisson devant la 17e chambre du tribunal de Paris.



 
Pour comprendre le fondement juridique de l'audience, il fallait remonter Ã  un jugement du 18 juillet 1981, Ã  l'occasion d'un procÃ¨s qui a opposÃ© Robert Faurisson Ã  la Ligue internationale contre le racisme et l'antisÃ©mitisme (Licra) dont M. Badinter assurait la dÃ©fense. Le tribunal avait condamnÃ© M. Faurisson pour ses propos niant l'existence des chambres Ã  gaz dans les camps de concentration et soutenant que Hitler n'avait "jamais ordonnÃ© ni admis que quiconque fÃ»t tuÃ© en raison de sa race ou de sa religion". L'expression "faussaire de l'histoire" ne figurant pas dans le jugement, M. Faurisson s'est estimÃ© fondÃ© Ã  poursuivre M. Badinter.

Dans une salle d'audience transformÃ©e en tribune, oÃ¹ se pressait un public acquis Ã  M. Faurisson, les propos les plus fermes ont Ã©tÃ© tenus par le ministÃ¨re public, reprÃ©sentÃ© par le procureur adjoint de Paris, FranÃ§ois Cordier. En une vingtaine de minutes, il a ramenÃ© un dÃ©bat qui s'Ã©tait un peu Ã©garÃ© Ã  la seule question que le tribunal aura Ã  trancher : Robert Badinter pouvait-il soutenir qu'il a fait condamner Robert Faurisson pour Ãªtre un "faussaire de l'histoire" ?

A l'appui de sa dÃ©monstration, le procureur a commentÃ© chacun des attendus du jugement de 1981 qui, Ã©voquant les "amalgames" d'un discours plus "politique" que "scientifique" ou le ton "messianique" employÃ© par M. Faurisson, concluait qu'il avait "manquÃ© aux obligations de prudence, de circonspection objective et de neutralitÃ© intellectuelle qui s'imposent au chercheur qu'il veut Ãªtre".

"Le tribunal ne vous a pas condamnÃ© pour des raisons morales, mais parce que vous avez falsifiÃ© l'histoire ! Et ce jugement constitue un rÃ©quisitoire implacable qui vous a donnÃ© l'ensemble des attributs du faussaire", a lancÃ© le procureur. "Votre mÃ©thode se rÃ©duit Ã  une entreprise de destruction systÃ©matique que le tribunal qualifie d'anÃ©antisation. Vous rejetez dans le nÃ©ant des mythes ce que vous ne pouvez ou ne voulez pas admettre", a-t-il ajoutÃ©.

A l'adresse du tribunal, M. Cordier a observÃ© : "M. Faurisson a bien Ã©tÃ© condamnÃ©. Sa mÃ©thode (...) a Ã©tÃ© rÃ©prouvÃ©e en des termes qui permettent de dire lÃ©gitimement que c'est celle d'un faussaire", mÃªme si le mot "n'a pas Ã©tÃ© utilisÃ©". En demandant aux juges de rejeter la "nouvelle tentative de mystification et d'imposture" du nÃ©gationniste, M. Cordier a observÃ© : "Ce faisant, vous direz que tous ces enfants, ces femmes, ces vieillards, ces hommes arrÃªtÃ©s, dÃ©portÃ©s, exterminÃ©s parce qu'ils Ã©taient juifs ou tziganes ou malades mentaux demeureront dans notre mÃ©moire, qui est leur unique sÃ©pulture."

Jugement le 21 mai. 


Pascale Robert-Diard
Article paru dans l'Ã©dition du 04.04.07

source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-891194@51-882222,0.html</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Devant le tribunal de Paris, le procureur affirme que M. Faurisson a tous &#8220;les attributs du faussaire&#8221; de l&#8217;histoire<br />
LE MONDE | 03.04.07 | 14h39  â€¢  Mis Ã  jour le 03.04.07 | 14h39</p>
<p>Pour avoir dÃ©clarÃ©, le 11 novembre 2006 lors d&#8217;une Ã©mission sur Arte, qu&#8217;il l&#8217;avait fait condamner &#8220;pour Ãªtre un faussaire de l&#8217;histoire&#8221;, Robert Badinter Ã©tait poursuivi, lundi 12 mars et lundi 2 avril, en diffamation par l&#8217;universitaire nÃ©gationniste Robert Faurisson devant la 17e chambre du tribunal de Paris.</p>
<p>Pour comprendre le fondement juridique de l&#8217;audience, il fallait remonter Ã  un jugement du 18 juillet 1981, Ã  l&#8217;occasion d&#8217;un procÃ¨s qui a opposÃ© Robert Faurisson Ã  la Ligue internationale contre le racisme et l&#8217;antisÃ©mitisme (Licra) dont M. Badinter assurait la dÃ©fense. Le tribunal avait condamnÃ© M. Faurisson pour ses propos niant l&#8217;existence des chambres Ã  gaz dans les camps de concentration et soutenant que Hitler n&#8217;avait &#8220;jamais ordonnÃ© ni admis que quiconque fÃ»t tuÃ© en raison de sa race ou de sa religion&#8221;. L&#8217;expression &#8220;faussaire de l&#8217;histoire&#8221; ne figurant pas dans le jugement, M. Faurisson s&#8217;est estimÃ© fondÃ© Ã  poursuivre M. Badinter.</p>
<p>Dans une salle d&#8217;audience transformÃ©e en tribune, oÃ¹ se pressait un public acquis Ã  M. Faurisson, les propos les plus fermes ont Ã©tÃ© tenus par le ministÃ¨re public, reprÃ©sentÃ© par le procureur adjoint de Paris, FranÃ§ois Cordier. En une vingtaine de minutes, il a ramenÃ© un dÃ©bat qui s&#8217;Ã©tait un peu Ã©garÃ© Ã  la seule question que le tribunal aura Ã  trancher : Robert Badinter pouvait-il soutenir qu&#8217;il a fait condamner Robert Faurisson pour Ãªtre un &#8220;faussaire de l&#8217;histoire&#8221; ?</p>
<p>A l&#8217;appui de sa dÃ©monstration, le procureur a commentÃ© chacun des attendus du jugement de 1981 qui, Ã©voquant les &#8220;amalgames&#8221; d&#8217;un discours plus &#8220;politique&#8221; que &#8220;scientifique&#8221; ou le ton &#8220;messianique&#8221; employÃ© par M. Faurisson, concluait qu&#8217;il avait &#8220;manquÃ© aux obligations de prudence, de circonspection objective et de neutralitÃ© intellectuelle qui s&#8217;imposent au chercheur qu&#8217;il veut Ãªtre&#8221;.</p>
<p>&#8220;Le tribunal ne vous a pas condamnÃ© pour des raisons morales, mais parce que vous avez falsifiÃ© l&#8217;histoire ! Et ce jugement constitue un rÃ©quisitoire implacable qui vous a donnÃ© l&#8217;ensemble des attributs du faussaire&#8221;, a lancÃ© le procureur. &#8220;Votre mÃ©thode se rÃ©duit Ã  une entreprise de destruction systÃ©matique que le tribunal qualifie d&#8217;anÃ©antisation. Vous rejetez dans le nÃ©ant des mythes ce que vous ne pouvez ou ne voulez pas admettre&#8221;, a-t-il ajoutÃ©.</p>
<p>A l&#8217;adresse du tribunal, M. Cordier a observÃ© : &#8220;M. Faurisson a bien Ã©tÃ© condamnÃ©. Sa mÃ©thode (&#8230;) a Ã©tÃ© rÃ©prouvÃ©e en des termes qui permettent de dire lÃ©gitimement que c&#8217;est celle d&#8217;un faussaire&#8221;, mÃªme si le mot &#8220;n&#8217;a pas Ã©tÃ© utilisÃ©&#8221;. En demandant aux juges de rejeter la &#8220;nouvelle tentative de mystification et d&#8217;imposture&#8221; du nÃ©gationniste, M. Cordier a observÃ© : &#8220;Ce faisant, vous direz que tous ces enfants, ces femmes, ces vieillards, ces hommes arrÃªtÃ©s, dÃ©portÃ©s, exterminÃ©s parce qu&#8217;ils Ã©taient juifs ou tziganes ou malades mentaux demeureront dans notre mÃ©moire, qui est leur unique sÃ©pulture.&#8221;</p>
<p>Jugement le 21 mai. </p>
<p>Pascale Robert-Diard<br />
Article paru dans l&#8217;Ã©dition du 04.04.07</p>
<p>source : <a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-891194@51-882222,0.html" rel="nofollow">http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-891194@51-882222,0.html</a></p>
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		<title>Par : Delphine</title>
		<link>http://blog.psmeudon.fr/2007/03/06/le-ventre-de-la-bete/#comment-111</link>
		<dc:creator>Delphine</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Mar 2007 10:29:34 +0000</pubDate>
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		<description>Faurisson, nÃ©gationniste impÃ©nitent face Ã  Badinter
Par Christophe BOLTANSKI
QUOTIDIEN : mardi 13 mars 2007

Quand Robert Faurisson pÃ©nÃ¨tre dans le tribunal encore vide, il prend place du cÃ´tÃ© des prÃ©venus, Ã  la gauche de la barre. Par habitude. Il a tant de fois Ã©tÃ© condamnÃ© pour nÃ©gationnisme ou apologie de crimes de guerre. Aujourd'hui, pourtant, c'est lui qui attaque. Il poursuit l'ancien garde des Sceaux, Robert Badinter, celui-lÃ  mÃªme qui, en 1981, lui avait fait subir son premier dÃ©boire judiciaire. Un quart de siÃ¨cle plus tard, celui qui nie non seulement l'existence des chambres Ã  gaz, mais aussi la rÃ©alitÃ© de la Shoah, tente d'inverser les rÃ´les.

Devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, l'ancien maÃ®tre de confÃ©rence Ã  Lyon-III accuse l'ex-ministre de lui avoir causÃ© Â«un prÃ©judice considÃ©rable en mentant sciemmentÂ» le 11 novembre 2006, sur la chaÃ®ne Arte. InvitÃ© de l'Ã©mission le Forum des EuropÃ©ens, Robert Badinter avait Ã©voquÃ© au dÃ©tour d'une phrase son passÃ© d'avocat : Â«Le dernier procÃ¨s que j'aurai plaidÃ© dans ma vie avant de devenir ministre, c'est le procÃ¨s contre Faurisson. J'ai fait condamner Faurisson pour Ãªtre un faussaire de l'histoire.Â» 

Argutie. 

Un propos Â«diffamatoireÂ», selon Faurisson qui, debout, brandit le jugement du 8 juillet 1981. Â«Je demande oÃ¹, Ã  quelle page, Ã  quel alinÃ©a, Ã  quelle ligne, il est dit que Robert Faurisson a Ã©tÃ© condamnÃ© pour Ãªtre un faussaire de l'histoire ? La rÃ©ponse est : nulle part !Â» Lors de ce premier procÃ¨s, les juges avaient estimÃ© qu'il avait Â«manquÃ© aux obligations de prudence, de circonspection objective et de neutralitÃ© intellectuelle qui s'imposent au chercheur qu'il veut ÃªtreÂ», qu'il avait mÃªme Â«volontairement tronquÃ© certains tÃ©moignagesÂ». Mais le tribunal avait estimÃ© Â«ne pas avoir Ã  rechercher si un tel discours constituait ou non une falsification de l'histoireÂ». 

C'est cette argutie juridique qui lui permet de traÃ®ner en justice Â«l'ancien garde des Sceaux, l'ancien prÃ©sident du Conseil constitutionnelÂ», comme il se plaÃ®t Ã  le rappeler. Il rÃ©clame 15 000 euros de dommages et intÃ©rÃªts et la lecture du jugement sur Arte. La situation semble le rÃ©jouir. Cet homme de 77 ans, le crÃ¢ne garni de deux petites touffes blanches, qui en parlant de lui-mÃªme dit Â«FaurissonÂ», s'enflamme Ã  mesure qu'il ressort ses vieilles antiennes sur Â«les prÃ©tendues chambres Ã  gaz et le prÃ©tendu gÃ©nocide des JuifsÂ». Le prÃ©sident, Nicolas Bonal, lui rappelle que ces mÃªmes propos lui ont valu d'Ãªtre condamnÃ©. En vain. C'est un nÃ©gationniste impÃ©nitent qui revendique haut et fort un brÃ»lot antisÃ©mite, postÃ© en ligne et citÃ© par un tÃ©moin de la dÃ©fense. Â«J'en suis l'auteur, j'en suis l'auteur !Â» crie-t-il Ã  propos d'un texte intitulÃ© Je bois du petit lait qui compare l'Holocauste Ã  une Â«baudrucheÂ» qu'il faut crever et ajoute : Â«C'est un bidon fondamental, ce grand martyr de la race juive.Â» 

Assis en face de lui, Robert Badinter parvient difficilement Ã  contenir sa colÃ¨re. Â«C'est un fou !Â» murmure-t-il plusieurs fois. Debout Ã  son tour devant les juges, il explique que l'Ã©mission d'Arte portait sur un tout autre sujet : les menaces des intÃ©gristes sur la libertÃ© d'expression. InterrogÃ© Â«Ã  la fin, presque Ã  l'improvisteÂ» sur les lois mÃ©morielles, il a rÃ©itÃ©rÃ© les rÃ©serves qu'il partage avec les historiens et rappelÃ© qu'en tant qu'avocat de la Licra, la Ligue contre le racisme et l'antisÃ©mitisme, il avait rÃ©ussi Ã  faire condamner Faurisson bien avant la loi Gayssot.

Plaidoirie. 

Le 22 juin 1981, il n'avait pas cessÃ© de traiter dans sa plaidoirie l'universitaire de Â«faussaire de l'histoireÂ». Deux jours plus tard, nommÃ© garde des Sceaux par Mitterrand, il avait quittÃ© le barreau pour la chancellerie.

Lors du jugement, le 8 juillet, il Ã©tait assailli par ses nouvelles tÃ¢ches. Â«J'ai Ã©tÃ© certainement avisÃ© du rÃ©sultat. [...] Je ne suis pas sÃ»r d'avoir lu le jugement. [...] Pour un article, j'aurais vÃ©rifiÃ©. Sur un plateau de tÃ©lÃ©vision, vous rÃ©pondez en fonction de vos souvenirs.Â» 
VoilÃ  pour la forme.
 
Sur le fond, il ne regrette rien. Dans la dÃ©cision de 1981, un attendu, raconte-t-il, le concerne personnellement. Â«C'est celui qui Ã©voque les survivants et les enfants de celles et de ceux qui ont disparu dans le gÃ©nocide. Je suis de ceux-lÃ .Â» Il poursuit sans parvenir Ã  contenir son Ã©motion : Â«J'avais 13 ans quand mon oncle a Ã©tÃ© arrÃªtÃ© au domicile que nous venions de quitter, en octobre 1941 . Il a Ã©tÃ© dÃ©noncÃ© et envoyÃ© Ã  Drancy et, de lÃ , a disparu. J'avais 14 ans quand ma grand-mÃ¨re paternelle a Ã©tÃ© arrÃªtÃ©e Ã  son domicile par des policiers franÃ§ais sur ordre de Bousquet. C'Ã©tait au dÃ©but de l'automne 1942. Elle avait 80 ans. On l'a descendue sur une civiÃ¨re, envoyÃ©e Ã  Drancy, dÃ©portÃ©e, et on n'a plus eu de ses nouvelles. J'allais avoir 15 ans quand mon pÃ¨re a Ã©tÃ© arrÃªtÃ© Ã  Lyon ; [...] bien entendu, nous n'avons jamais eu de ses nouvelles.Â» Il raconte comment, Ã  la LibÃ©ration, il allait au Lutetia interroger les survivants, comment, plus tard, il a rÃ©citÃ© le kaddish dans le camp de Sobibor, tombeau de son pÃ¨re. Faurisson est coupable de Â«l'une des pires entreprises de faussaires de l'histoire... On en est arrivÃ© Ã  dire que ces gens sont morts du typhus, sous les bombardements alliÃ©s. Par hasardÂ». Il hausse la voix, se tourne vers son accusateur : Â«Que les choses soient claires. Pour moi, jusqu'Ã  la fin de mes jours, tant que j'aurai un souffle, vous et ceux de votre espÃ¨ce ne serez jamais que des faussaires de l'histoire la plus tragique.Â»
 
TÃ©moins. 

Robert Badinter a obtenu que cette audience , qui s'achÃ¨vera le 2 avril, soit filmÃ©e Â«pour l'histoireÂ». Ses tÃ©moins Â­ des historiens, comme Annette Wieviorka, le romancier Didier Daeninckx... Â­ dÃ©montent les mÃ©thodes falsificatrices du plaignant qui usurpe jusqu'Ã  son titre de Â«professeur d'universitÃ©Â». ValÃ©rie Igounet, auteur d'une histoire du nÃ©gationnisme en France, explique : Â«Faurisson part de son postulat que les chambres Ã  gaz n'existent pas et, Ã  partir de ce postulat, il va interprÃ©ter les faits.Â» Tous soulignent aussi sa Â«phobie antisÃ©miteÂ» exprimÃ©e rÃ©cemment lors d'une confÃ©rence nÃ©gationniste sur l'Holocauste Ã  TÃ©hÃ©ran oÃ¹ il vitupÃ¨re contre Â«la juive Simone VeilÂ» ou le Â«juif FabiusÂ». 
AprÃ¨s avoir dÃ©taillÃ© comment le plaignant Â«triture, tronque et falsifieÂ», l'historienne Nadine Fresco conclut qu'il faut Â«apprendre Ã  vivre avec ces faussairesÂ» tout en continuant Â«Ã  travailler et Ã  les combattreÂ». Car, ajoute-t-elle : Â«ils procÃ¨dent par scandalesÂ» . Â«On est dans le chagrin, eux sont dans la jouissance. Et leur jouissance semble immense.Â» 

Source : http://www.liberation.fr/actualite/societe/240493.FR.php</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Faurisson, nÃ©gationniste impÃ©nitent face Ã  Badinter<br />
Par Christophe BOLTANSKI<br />
QUOTIDIEN : mardi 13 mars 2007</p>
<p>Quand Robert Faurisson pÃ©nÃ¨tre dans le tribunal encore vide, il prend place du cÃ´tÃ© des prÃ©venus, Ã  la gauche de la barre. Par habitude. Il a tant de fois Ã©tÃ© condamnÃ© pour nÃ©gationnisme ou apologie de crimes de guerre. Aujourd&#8217;hui, pourtant, c&#8217;est lui qui attaque. Il poursuit l&#8217;ancien garde des Sceaux, Robert Badinter, celui-lÃ  mÃªme qui, en 1981, lui avait fait subir son premier dÃ©boire judiciaire. Un quart de siÃ¨cle plus tard, celui qui nie non seulement l&#8217;existence des chambres Ã  gaz, mais aussi la rÃ©alitÃ© de la Shoah, tente d&#8217;inverser les rÃ´les.</p>
<p>Devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, l&#8217;ancien maÃ®tre de confÃ©rence Ã  Lyon-III accuse l&#8217;ex-ministre de lui avoir causÃ© Â«un prÃ©judice considÃ©rable en mentant sciemmentÂ» le 11 novembre 2006, sur la chaÃ®ne Arte. InvitÃ© de l&#8217;Ã©mission le Forum des EuropÃ©ens, Robert Badinter avait Ã©voquÃ© au dÃ©tour d&#8217;une phrase son passÃ© d&#8217;avocat : Â«Le dernier procÃ¨s que j&#8217;aurai plaidÃ© dans ma vie avant de devenir ministre, c&#8217;est le procÃ¨s contre Faurisson. J&#8217;ai fait condamner Faurisson pour Ãªtre un faussaire de l&#8217;histoire.Â» </p>
<p>Argutie. </p>
<p>Un propos Â«diffamatoireÂ», selon Faurisson qui, debout, brandit le jugement du 8 juillet 1981. Â«Je demande oÃ¹, Ã  quelle page, Ã  quel alinÃ©a, Ã  quelle ligne, il est dit que Robert Faurisson a Ã©tÃ© condamnÃ© pour Ãªtre un faussaire de l&#8217;histoire ? La rÃ©ponse est : nulle part !Â» Lors de ce premier procÃ¨s, les juges avaient estimÃ© qu&#8217;il avait Â«manquÃ© aux obligations de prudence, de circonspection objective et de neutralitÃ© intellectuelle qui s&#8217;imposent au chercheur qu&#8217;il veut ÃªtreÂ», qu&#8217;il avait mÃªme Â«volontairement tronquÃ© certains tÃ©moignagesÂ». Mais le tribunal avait estimÃ© Â«ne pas avoir Ã  rechercher si un tel discours constituait ou non une falsification de l&#8217;histoireÂ». </p>
<p>C&#8217;est cette argutie juridique qui lui permet de traÃ®ner en justice Â«l&#8217;ancien garde des Sceaux, l&#8217;ancien prÃ©sident du Conseil constitutionnelÂ», comme il se plaÃ®t Ã  le rappeler. Il rÃ©clame 15 000 euros de dommages et intÃ©rÃªts et la lecture du jugement sur Arte. La situation semble le rÃ©jouir. Cet homme de 77 ans, le crÃ¢ne garni de deux petites touffes blanches, qui en parlant de lui-mÃªme dit Â«FaurissonÂ», s&#8217;enflamme Ã  mesure qu&#8217;il ressort ses vieilles antiennes sur Â«les prÃ©tendues chambres Ã  gaz et le prÃ©tendu gÃ©nocide des JuifsÂ». Le prÃ©sident, Nicolas Bonal, lui rappelle que ces mÃªmes propos lui ont valu d&#8217;Ãªtre condamnÃ©. En vain. C&#8217;est un nÃ©gationniste impÃ©nitent qui revendique haut et fort un brÃ»lot antisÃ©mite, postÃ© en ligne et citÃ© par un tÃ©moin de la dÃ©fense. Â«J&#8217;en suis l&#8217;auteur, j&#8217;en suis l&#8217;auteur !Â» crie-t-il Ã  propos d&#8217;un texte intitulÃ© Je bois du petit lait qui compare l&#8217;Holocauste Ã  une Â«baudrucheÂ» qu&#8217;il faut crever et ajoute : Â«C&#8217;est un bidon fondamental, ce grand martyr de la race juive.Â» </p>
<p>Assis en face de lui, Robert Badinter parvient difficilement Ã  contenir sa colÃ¨re. Â«C&#8217;est un fou !Â» murmure-t-il plusieurs fois. Debout Ã  son tour devant les juges, il explique que l&#8217;Ã©mission d&#8217;Arte portait sur un tout autre sujet : les menaces des intÃ©gristes sur la libertÃ© d&#8217;expression. InterrogÃ© Â«Ã  la fin, presque Ã  l&#8217;improvisteÂ» sur les lois mÃ©morielles, il a rÃ©itÃ©rÃ© les rÃ©serves qu&#8217;il partage avec les historiens et rappelÃ© qu&#8217;en tant qu&#8217;avocat de la Licra, la Ligue contre le racisme et l&#8217;antisÃ©mitisme, il avait rÃ©ussi Ã  faire condamner Faurisson bien avant la loi Gayssot.</p>
<p>Plaidoirie. </p>
<p>Le 22 juin 1981, il n&#8217;avait pas cessÃ© de traiter dans sa plaidoirie l&#8217;universitaire de Â«faussaire de l&#8217;histoireÂ». Deux jours plus tard, nommÃ© garde des Sceaux par Mitterrand, il avait quittÃ© le barreau pour la chancellerie.</p>
<p>Lors du jugement, le 8 juillet, il Ã©tait assailli par ses nouvelles tÃ¢ches. Â«J&#8217;ai Ã©tÃ© certainement avisÃ© du rÃ©sultat. [&#8230;] Je ne suis pas sÃ»r d&#8217;avoir lu le jugement. [&#8230;] Pour un article, j&#8217;aurais vÃ©rifiÃ©. Sur un plateau de tÃ©lÃ©vision, vous rÃ©pondez en fonction de vos souvenirs.Â»<br />
VoilÃ  pour la forme.</p>
<p>Sur le fond, il ne regrette rien. Dans la dÃ©cision de 1981, un attendu, raconte-t-il, le concerne personnellement. Â«C&#8217;est celui qui Ã©voque les survivants et les enfants de celles et de ceux qui ont disparu dans le gÃ©nocide. Je suis de ceux-lÃ .Â» Il poursuit sans parvenir Ã  contenir son Ã©motion : Â«J&#8217;avais 13 ans quand mon oncle a Ã©tÃ© arrÃªtÃ© au domicile que nous venions de quitter, en octobre 1941 . Il a Ã©tÃ© dÃ©noncÃ© et envoyÃ© Ã  Drancy et, de lÃ , a disparu. J&#8217;avais 14 ans quand ma grand-mÃ¨re paternelle a Ã©tÃ© arrÃªtÃ©e Ã  son domicile par des policiers franÃ§ais sur ordre de Bousquet. C&#8217;Ã©tait au dÃ©but de l&#8217;automne 1942. Elle avait 80 ans. On l&#8217;a descendue sur une civiÃ¨re, envoyÃ©e Ã  Drancy, dÃ©portÃ©e, et on n&#8217;a plus eu de ses nouvelles. J&#8217;allais avoir 15 ans quand mon pÃ¨re a Ã©tÃ© arrÃªtÃ© Ã  Lyon ; [&#8230;] bien entendu, nous n&#8217;avons jamais eu de ses nouvelles.Â» Il raconte comment, Ã  la LibÃ©ration, il allait au Lutetia interroger les survivants, comment, plus tard, il a rÃ©citÃ© le kaddish dans le camp de Sobibor, tombeau de son pÃ¨re. Faurisson est coupable de Â«l&#8217;une des pires entreprises de faussaires de l&#8217;histoire&#8230; On en est arrivÃ© Ã  dire que ces gens sont morts du typhus, sous les bombardements alliÃ©s. Par hasardÂ». Il hausse la voix, se tourne vers son accusateur : Â«Que les choses soient claires. Pour moi, jusqu&#8217;Ã  la fin de mes jours, tant que j&#8217;aurai un souffle, vous et ceux de votre espÃ¨ce ne serez jamais que des faussaires de l&#8217;histoire la plus tragique.Â»</p>
<p>TÃ©moins. </p>
<p>Robert Badinter a obtenu que cette audience , qui s&#8217;achÃ¨vera le 2 avril, soit filmÃ©e Â«pour l&#8217;histoireÂ». Ses tÃ©moins Â­ des historiens, comme Annette Wieviorka, le romancier Didier Daeninckx&#8230; Â­ dÃ©montent les mÃ©thodes falsificatrices du plaignant qui usurpe jusqu&#8217;Ã  son titre de Â«professeur d&#8217;universitÃ©Â». ValÃ©rie Igounet, auteur d&#8217;une histoire du nÃ©gationnisme en France, explique : Â«Faurisson part de son postulat que les chambres Ã  gaz n&#8217;existent pas et, Ã  partir de ce postulat, il va interprÃ©ter les faits.Â» Tous soulignent aussi sa Â«phobie antisÃ©miteÂ» exprimÃ©e rÃ©cemment lors d&#8217;une confÃ©rence nÃ©gationniste sur l&#8217;Holocauste Ã  TÃ©hÃ©ran oÃ¹ il vitupÃ¨re contre Â«la juive Simone VeilÂ» ou le Â«juif FabiusÂ».<br />
AprÃ¨s avoir dÃ©taillÃ© comment le plaignant Â«triture, tronque et falsifieÂ», l&#8217;historienne Nadine Fresco conclut qu&#8217;il faut Â«apprendre Ã  vivre avec ces faussairesÂ» tout en continuant Â«Ã  travailler et Ã  les combattreÂ». Car, ajoute-t-elle : Â«ils procÃ¨dent par scandalesÂ» . Â«On est dans le chagrin, eux sont dans la jouissance. Et leur jouissance semble immense.Â» </p>
<p>Source : <a href="http://www.liberation.fr/actualite/societe/240493.FR.php" rel="nofollow">http://www.liberation.fr/actualite/societe/240493.FR.php</a></p>
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		<title>Par : N. Sabatier</title>
		<link>http://blog.psmeudon.fr/2007/03/06/le-ventre-de-la-bete/#comment-36</link>
		<dc:creator>N. Sabatier</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Mar 2007 16:24:45 +0000</pubDate>
		<guid>http://blog.psmeudon.fr/2007/03/06/le-ventre-de-la-bete/#comment-36</guid>
		<description>Bravo pour ce blog!
Quant Ã  l'odieux personnage qui en est le sujet, faire un petit tour sur Wikipedia pour en connaÃ®tre un peu plus (mÃªme si Ã§a rend un peu malade) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Faurisson
Courage et Ã©duquons-nous les uns les autres...
:)
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Bravo pour ce blog!<br />
Quant Ã  l&#8217;odieux personnage qui en est le sujet, faire un petit tour sur Wikipedia pour en connaÃ®tre un peu plus (mÃªme si Ã§a rend un peu malade) :<br />
<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Faurisson" rel="nofollow">http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Faurisson</a><br />
Courage et Ã©duquons-nous les uns les autres&#8230;<br />
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