Extrait du point de vue de Dominique Strauss-Kahn (11.05.07)
(…) DSK a ensuite fait référence à la victoire de François Mitterrand en 1981 : « pour préparer la victoire du 10 mai 1981, il y avait à la fois – et il faut ça pour la victoire – une stratégie, un projet et un parti (…) Une alliance de toute la gauche sans préalable idéologique, un projet à la hauteur du socialisme et un parti de débat en phase avec les Français ».« Nous vivons aujourd’hui la situation que vivait la gauche en 1969 », a-t-il souligné, en allusion au scrutin présidentiel qui avait vu la gauche éliminée dès le premier tour et qui avait constitué la première étape vers la construction d’un nouveau Parti Socialiste, né deux ans plus tard au congrès d’Epinay.
Si le passé doit nous servir, c’est vers l’avenir qu’il faut désormais se tourner. Il a expliqué ensuite que deux scénarios étaient possibles : « un scénario noir où le PS devient petit à petit la SFIO (…), finalement un astre mort ; un scénario rose, celui d’un Parti socialiste rénové qui, idéologiquement, s’ancre dans le réel ».
Aujourd’hui est un nouveau tournant. DSK a invité à « tout remettre à plat, sans tabou », et à retrouver le lien que le Parti socialiste « n’aurait jamais du perdre » avec la réalité économique et sociale du pays. Il a également appelé à « se battre » de toutes ses forces dans la campagne législative qui s’ouvre. « Je me refuse de considérer aujourd’hui que la démocratie est un jeu et qu’une fois qu’on a élu un président de la République ce n’est pas la peine d’aller aux législatives ».
Mais « si la gauche veut gagner les élections législatives et résister le mieux possible », elle doit « montrer qu’elle a entendu le message de la présidentielle ». « Les Français veulent une gauche efficace, une gauche crédible, une gauche concrète », ils veulent « une gauche qui règle les problèmes, pas qui ressasse les solutions d’hier ». A cette reconstruction nécessaire, « deux mots d’ordre » s’imposent selon lui : « Je souhaite du collectif, je souhaite du renouvellement ». (…)
François Hollande a annoncé hier qu’il ne sera pas candidat à sa succession à la tête du PS (fin du mandat : novembre 2008).