Réunion-débat avec Jean-Louis Bianco à Châtenay-Malabry
Mercredi 7 novembre 2007 (Cet événement a eu lieu le 13 novembre)
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Les mouvements de grève qui commencent actuellement sont une première occasion pour le parti socialiste de montrer qu’il est capable de faire sa rénovation, de porter une opposition à la politique de la droite et de proposer aux grévistes une politique alternative crédible.
Avec le bouclier fiscal et les baisses d’impôts sur le revenu, le gouvernement de Nicolas Sarkozy vient de faire un cadeau de 15 milliards d’euros aux individus les plus privilégiés. Maintenant il s’attaque aux retraites de ceux qu’il qualifie de privilégiés, des conducteurs de trains.
Quand les hasards de l’actualité médiatique font coïncider cela avec les scandales d’EADS où des dirigeants s’enrichissent frauduleusement de plusieurs millions, il y a de quoi être scandalisé de parler des grévistes comme des privilégiés. L’opposition du parti socialiste et de la gauche à cette politique est donc évidente. Mais elle doit être celle d’un parti aspirant au gouvernement, donc qui entame un dialogue honnête avec les organisations syndicales pour permettre l’élaboration d’un véritable programme alternatif.
L’honnêteté impose d’abord de dire qu’il y a une réforme des retraites à faire, que les évolutions démographiques doivent bien trouver des solutions économiques et que les réformes des régimes spéciaux se posent à l’intérieur d’une grande négociation sur la prise en compte de la pénibilité du travail. C’est la grande injustice de la réforme Fillon sur les retraites : son incapacité à prendre en compte les différences de condition de travail. On ne peut poser la question de la fin d’une carrière sans s’interroger sur les différences d’espérance de vie ou du nombre moyen d’accidents de travail entre les différentes professions. C’est seulement en prenant en compte de tels critères qu’on pourra faire une réforme juste des retraites.
Le parti socialiste a devant lui deux impasses possibles, la première serait d’abandonner son combat socialiste pour reprendre le point de vue de la droite, celui de la critique de soit-disant privilégiés, la seconde impasse serait de perdre sa crédibilité en se contentant d’un suivisme passif des protestations et de quelques flatteries envers les grévistes. A l’inverse les socialistes peuvent chercher à conjuguer la prise en compte des réalités économiques et les justes protestations des grévistes. Cette voie est plus difficile, elle impose de substituer l’analyse à la posture, le dialogue constructif à la flatterie mais c’est la seule qui permettra de convaincre que la gauche est capable d’affronter les défis économiques et sociaux de demain.
Cyril JAYET
Les dates viennent de tomber : Les élections municipales se dérouleront les 9 et 16 mars prochains.
À ces mêmes dates aura lieu l’élection cantonale partielle de la 10ème circonscription (notre candidat est Kathy Similowski).
Les bureaux de vote ouvriront leurs portes à 8h et les fermeront à 20h.
À noter : les élections municipales devaient originellement se tenir en mars 2007 mais elles avaient été repoussées d’un an en raison de l’agenda électoral chargé.
(…) DSK a ensuite fait référence à la victoire de François Mitterrand en 1981 : « pour préparer la victoire du 10 mai 1981, il y avait à la fois – et il faut ça pour la victoire – une stratégie, un projet et un parti (…) Une alliance de toute la gauche sans préalable idéologique, un projet à la hauteur du socialisme et un parti de débat en phase avec les Français ».« Nous vivons aujourd’hui la situation que vivait la gauche en 1969 », a-t-il souligné, en allusion au scrutin présidentiel qui avait vu la gauche éliminée dès le premier tour et qui avait constitué la première étape vers la construction d’un nouveau Parti Socialiste, né deux ans plus tard au congrès d’Epinay.
Si le passé doit nous servir, c’est vers l’avenir qu’il faut désormais se tourner. Il a expliqué ensuite que deux scénarios étaient possibles : « un scénario noir où le PS devient petit à petit la SFIO (…), finalement un astre mort ; un scénario rose, celui d’un Parti socialiste rénové qui, idéologiquement, s’ancre dans le réel ».
Aujourd’hui est un nouveau tournant. DSK a invité à « tout remettre à plat, sans tabou », et à retrouver le lien que le Parti socialiste « n’aurait jamais du perdre » avec la réalité économique et sociale du pays. Il a également appelé à « se battre » de toutes ses forces dans la campagne législative qui s’ouvre. « Je me refuse de considérer aujourd’hui que la démocratie est un jeu et qu’une fois qu’on a élu un président de la République ce n’est pas la peine d’aller aux législatives ».
Mais « si la gauche veut gagner les élections législatives et résister le mieux possible », elle doit « montrer qu’elle a entendu le message de la présidentielle ». « Les Français veulent une gauche efficace, une gauche crédible, une gauche concrète », ils veulent « une gauche qui règle les problèmes, pas qui ressasse les solutions d’hier ». A cette reconstruction nécessaire, « deux mots d’ordre » s’imposent selon lui : « Je souhaite du collectif, je souhaite du renouvellement ». (…)
François Hollande a annoncé hier qu’il ne sera pas candidat à sa succession à la tête du PS (fin du mandat : novembre 2008).