Rapport du débat participatif du mardi
23 janvier à Meudon
Rapporteurs : Cyril JAYET & Danielle LAURANS
Thème :
Vie chère et Pouvoir d’achat, décliné en 5 thèmes :
LOGEMENT- pages 1 et 2
TRANSPORTS – page 3
POUVOIR D’ACHAT – page 4
SANTE – page 5
LOGEMENT
Constats partagés au cours du débat
-
Manque
de logements sociaux (environ 400 000 à construire)
-
Manque
de logements en location à coût intermédiaire
- Pour les jeunes – ou un premier
emploi – l’accessibilité à la location ou à la propriété est quasi impossible :
salaire trop faible et exigences excessives des propriétaires
- Historiquement l’accès aux HLM
était un élément de l’ascenseur social, mais actuellement c’est l’ultime
solution pour éviter la grande pauvreté
- Même les loyers des HLM sont
souvent trop élevés pour les travailleurs et salariés dont les salaires
stagnent
- Il semble que dans certains
endroits la pénurie de logements soit organisée, voire créée par certains
lobbys immobiliers (ultralibéralisme)
-
Dans
un grand nombre de communes on constate un MANQUE DE RESPECT à la loi SRU
imposant un minimum de 20 % de logements sociaux, loi faite aussi pour
favoriser la mixité sociale.
Propositions faites en cours de débat et Réflexions à poursuivre
-
Respect
de la loi SRU sur les 20 % : prendre toutes les dispositions pour faire
appliquer la loi dans toutes les municipalités, avec pour objectif de créer
plus de mixité sociale en utilisant plusieurs moyens dont par exemple :
A) en rendant les amendes réellement dissuasives,
B) en sanctionnant les maires – possibilité de suspension de leur
mandat ou d’inéligibilité ? – qui ne la respectent pas
C) éviter les spéculations immobilières en exerçant un droit de
préemption MUNICIPAL - sur les ventes de terrains et sur les ventes d’immeubles
- si le droit de préemption de l’ ETAT normalement assuré par le préfet n’est
pas exercé
D) en exerçant un droit de réquisition sur les immeubles vacants
- Mettre en place une autorité administrative type CSA pour
contrôler l’effectivité de la mixité sociale
- Aider et encourager les associations d’aide au logement, comme
Solidarités nouvelles au logement (SNL) ou Habitat et Humanisme, pour
l’acquisition de logements au titre de la mixité sociale
- Exiger de chaque
municipalité un rapport (périodicité annuelle ?) répertoriant les
immeubles vacants et en effectuer le suivi
- Construire plus de logements en faisant appel aux bailleurs
sociaux (tels les HLM) et privés
(en évitant les mesures
« populistes » comme la maison à 10 000 euros !)
- HLM : beaucoup de propositions diverses, comme :
a) réaffecter les
logements et réévaluer les loyers en fonction de l’évolution des situations
familiales et financières : le bénéfice dégagé pourrait servir à
l’amélioration de l’habitat ou à accroître le parc de logements
b) favoriser l’accès à la
propriété par des mesures fiscales ou bancaires appropriées afin de limiter le
surendettement qui peut s’installer ultérieurement à l’achat en raison de
nouvelles conditions de travail qui seraient défavorables à l’acquéreur
financièrement
- Etablir une meilleure articulation entre logements sociaux et
logements privés
- Réguler l’augmentation des loyers pour éviter une hausse
immodérée des loyers comme actuellement
- Pour les logements privés : améliorer la liste des critères
de sécurisation exigée par les bailleurs, et rétablir un équilibre entre les
intérêts du locataire et ceux du bailleur : par exemple créer une sorte
d’agence de cautionnement qui serait un lien fiable entre les deux
- Enfin pour la construction de tous les logements et immeubles
actuels et à venir, exiger, y compris de l’état, que les nouvelles normes
écologiques d’amélioration de l’habitat soient appliquées tant pour un bénéfice
environnemental que financier pour l’usager.
CONCLUSION SUR LE LOGEMENT
Avoir une
réelle volonté politique pour améliorer les conditions de vie en luttant contre
la politique ultralibérale des dernières années qui a été si nuisible pour le
Logement (entre autres). Quelques jours après la mort de l’abbé Pierre il est
évident qu’en plus d’un demi-siècle
depuis 1954 la volonté politique de traiter efficacement le problème du
logement pour les plus démunis n’a jamais existé.